Un jeune pharmacien décède d'une infection grave à méningocoque C

Publié le 3 oct. 2014 à 16h55

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 18 novembre 2019.

Un pharmacien âgé de 27 ans est décédé le 2 octobre dans le service de réanimation du Centre hospitalier régional et universitaire de Nancy d'une méningite à méningocoque de sérogroupe C. L'évolution a été foudroyante, puisque le patient avait consulté le jour même aux urgences. 

Des personnes ayant eu un contact rapproché avec le patient décédé ont été identifiées et mises sous traitement antibiotique. L'Agence régionale de santé (ARS) de Lorraine poursuit ses investigations en lien avec la famille, le service hospitalier et les proches du patient décédé. 

Le méningocoque (Neisseria meningitidis) est une bactérie fragile qui colonise la gorge de l'homme. Il se transmet uniquement de personne à personne par voie respiratoire (gouttelettes de salive) lors de contacts directs rapprochés (moins d'un mètre). Il ne survit pas dans le milieu extérieur. 

Il existe plusieurs sortes de méningocoques, appelés sérogroupes. Les sérogroupes A, B, C, Y et W135 peuvent être prévenus par la vaccination. En France, la vaccination contre le méningocoque C est recommandée pour toutes les personnes âgées de 1 à 24 ans, mais cette recommandation est peu appliquée. Le Haut Conseil de la santé publique a signalé dans un avis daté du 20 septembre 2013 que la couverture vaccinale observée en France (environ 20 %) est très insuffisante, notamment chez les adolescents et les jeunes adultes qui sont les principaux transmetteurs, favorisant l’émergence de la maladie. La mise en place d’une immunité de groupe, qui empêche la transmission du méningocoque, est en effet nécessaire pour protéger les tranches d’âge non vaccinées, notamment les adultes âgés de plus de 24 ans. Ainsi, la maladie progresse en France, alors que les pays qui ont appliqué correctement le programme vaccinal, tels que le Royaume-Uni et les Pays-Bas, ont réussi à réduire massivement le nombre de cas.

Source : Agence régionale de santé Lorraine.