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Lancement de la campagne de vaccination contre la grippe pour la saison hivernale 2014-2015

Publié le 13 oct. 2014 à 16h45

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 18 novembre 2019.

Le virus de la grippe mute facilement, et chaque année de nouvelles souches peuvent apparaître. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) surveille ces souches et détermine en février la composition du vaccin pour la saison suivante. En raison de l'absence de changement important des souches circulantes lors de la dernière saison grippale, l'OMS n'a pas modifié la composition du vaccin pour l'hiver 2014-2015. Celui-ci contient donc les mêmes souches que la saison précédente, à savoir une souche A(H1N1)pdm09, une souche A(H3N2) et une souche B de la lignée Yamagata. 

La campagne 2014 de vaccination contre la grippe saisonnière a débuté le 10 octobre 2014 et se poursuivra jusqu'au 31 janvier 2015 en France métropolitaine, en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. Elle a été anticipée à La Réunion et à Mayotte, où elle a débuté en avril 2014.

Les bénéficiaires du vaccin antigrippal gratuit

Pour la saison 2014-2015, conformément au calendrier vaccinal 2014, l'Assurance maladie prend en charge à 100 % le vaccin antigrippal des personnes pour lesquelles la vaccination contre la grippe est recommandée, c'est-à-dire :

1) Les personnes âgées de 65 ans et plus.

2) Les femmes enceintes, quel que soit le trimestre de la grossesse.

3) L'entourage familial des nourrissons âgés de moins de six mois présentant des facteurs de risque de grippe grave ainsi définis : prématurés, notamment ceux porteurs de séquelles à type de bronchodysplasie, ainsi que les enfants atteints de cardiopathie congénitale, de déficit immunitaire congénital, de pathologie pulmonaire, neurologique ou neuromusculaire, ou d'une affection de longue durée (ALD).

4) Les personnes obèses avec un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 40 kg/m2.

5) Les personnes séjournant dans un établissement de soins de suite ou dans un établissement médico-social d'hébergement, quel que soit leur âge.

6) Les professionnels de santé libéraux en contact régulier et prolongé avec des sujets à risque de grippe sévère : médecin généraliste, infirmier, sage-femme, pédiatre, pharmacien titulaire d'officine, masseur-kinésithérapeute.

7) Les personnes, y compris les enfants à partir de l'âge de six mois, atteintes des affections suivantes :

  • affections broncho-pulmonaires chroniques répondant aux critères de l'ALD 14 (asthme et BPCO) ;
  • insuffisances respiratoires chroniques obstructives ou restrictives quelle que soit la cause, y compris les maladies neuromusculaires à risque de décompensation respiratoire, les malformations des voies aériennes supérieures ou inférieures, les malformations pulmonaires ou les malformations de la cage thoracique ;
  • maladies respiratoires chroniques ne remplissant pas les critères de l'ALD mais susceptibles d'être aggravées ou décompensées par une affection grippale, dont asthme, bronchite chronique, bronchiectasies, hyperréactivité bronchique ;
  • dysplasie broncho-pulmonaire traitée au cours des six mois précédents par ventilation mécanique et/ou oxygénothérapie prolongée et/ou traitement médicamenteux continu (corticoïdes, bronchodilatateurs, diurétiques) ;
  • mucoviscidose ;
  • cardiopathies congénitales cyanogènes ou avec une HTAP et/ou une insuffisance cardiaque ;
  • insuffisances cardiaques graves ;
  • valvulopathies graves ;
  • troubles du rythme graves justifiant un traitement au long cours ;
  • maladies des coronaires ;
  • antécédents d'accident vasculaire cérébral ;
  • maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose ;
  • formes graves des affections neurologiques et musculaires (dont myopathie, poliomyélite, myasthénie, maladie de Charcot) ;
  • paraplégie et tétraplégie avec atteinte diaphragmatique ;
  • néphropathies chroniques graves ;
  • syndromes néphrotiques ;
  • drépanocytoses, homozygotes et doubles hétérozygotes S/C, thalasso-drépanocytose ;
  • diabète de type 1 et de type 2 ;
  • déficits immunitaires primitifs ou acquis (pathologies oncologiques et hématologiques, transplantation d'organe et de cellules souches hématopoïétiques, déficits immunitaires héréditaires, maladies inflammatoires et/ou auto-immunes recevant un traitement immunosuppresseur), excepté les personnes qui reçoivent un traitement régulier par immunoglobulines ; sujets infectés par le VIH quels que soient leur âge et leur statut immunovirologique.

Le système expert de mesvaccins.net peut vous aider à savoir si vous appartenez à un groupe à risque d'une forme grave de grippe.

La stratégie vaccinale vise en effet à protéger les populations les plus vulnérables, pour lesquelles la maladie représente un danger, dans l'objectif de réduire le risque avéré de décès ou de complications graves en cas de grippe.

L'Assurance maladie constate qu'on assiste depuis 2009 à une décroissance forte et continue de la vaccination antigrippale. Cette diminution touche toutes les populations à risque et notamment les sujets âgés. Pour inverser cette tendance, l'Assurance Maladie lance une campagne d'information « La grippe, ce n'est pas rien. Alors, je fais le vaccin ». Elle renforce son message sur la gravité de la grippe et de ses complications pour les personnes fragiles, et rappelle que se vacciner c'est se protéger, mais aussi protéger les autres.

Une campagne dans la presse traite de la vaccination des sujets fragiles : seniors, enfants fragiles et femmes enceintes. L'Assurance maladie insiste sur le rôle essentiel des médecins pour informer et rassurer les patients, et pour leur redonner confiance en la vaccination. Une affiche à apposer dans le cabinet leur est adressée pour sensibiliser les consultants à la vaccination grippale. Les médecins généralistes et pédiatres reçoivent eux-mêmes une invitation personnelle de l'Assurance maladie à se faire vacciner contre la grippe saisonnière, le vaccin étant pris en charge à 100 %, comme pour les patients. 

L'objectif à atteindre est que 75 % des patients de 65 ans ou plus et des patients de 16 à 64 ans pris en charge pour une ALD soient vaccinés. 

Les modalités pratiques de la vaccination contre la grippe

Deux situations peuvent se présenter :

1. Patient âgée de 18 ans ou plus et ayant déjà bénéficié du vaccin gratuit contre la grippe saisonnière au cours des trois dernières années.

Ce patient peut, sauf s'il s'agit d'une femme enceinte, bénéficier du dispositif simplifié de la délivrance du vaccin antigrippal par le pharmacien et de son injection par une infirmière sans prescription médicale préalable. En pratique, le patient reçoit en septembre ou en octobre un courrier d'invitation de sa caisse d'Assurance maladie, accompagné de l'imprimé de prise en charge « Vous avez déjà été vacciné(e) contre la grippe ». Il présente simplement cet imprimé de prise en charge à son pharmacien qui lui délivrera alors gratuitement le vaccin antigrippal. Il peut ensuite se faire vacciner par l'infirmière de son choix ou par son médecin traitant.

La prescription médicale du vaccin antigrippal reste obligatoire pour les femmes enceintes.

2. Patient âgé de moins de 18 ans ou n'ayant pas déjà bénéficié du vaccin gratuit contre la grippe saisonnière au cours des trois dernières années.

Dans cette situation, la prescription médicale du vaccin contre la grippe saisonnière et, éventuellement, de l'injection du vaccin par une infirmière, reste obligatoire. En pratique, le patient reçoit en septembre ou en octobre un courrier d'invitation de sa caisse d'Assurance maladie accompagné de l'imprimé « Prise en charge du vaccin anti-grippal ». À l'occasion d'une consultation, il remet cet imprimé à son médecin qui, s'il le juge nécessaire, prescrit le vaccin antigrippal et, éventuellement, l'injection de ce vaccin par une infirmière. Le patient présente l'imprimé au pharmacien qui lui délivrera gratuitement le vaccin prescrit. Le vaccin est ensuite administré par l'infirmière ou le médecin traitant.

Si un patient devant bénéficier de la vaccination grippale n'a pas reçu d'invitation ni d'imprimé de prise de charge, un imprimé spécifique est mis à la disposition du médecin pour qu'il puisse prescrire le vaccin antigrippal.

L'Assurance maladie rappelle que seul le vaccin antigrippal est pris en charge à 100 % ; l'injection du vaccin est prise en charge dans les conditions habituelles, sauf pour les patients pris en charge à 100 % au titre d'une ALD.

Source : Assurance maladie.


Maladie : Grippe saisonnière

Vaccins : AGRIPPAL FLUARIX IMMUGRIP INFLUVAC VAXIGRIP

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