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L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé s'engage pour soutenir la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière

Publié le 20 nov. 2014 à 10h58

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

La nouvelle campagne de vaccination contre la grippe saisonnière a été lancée par le Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes. La grippe saisonnière touche chaque année, en France, de 2 à 7 millions de personnes et entraîne des milliers de décès, notamment des personnes âgées de plus de 65 ans.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) soutient cette nouvelle campagne et invite tous les acteurs de santé à se mobiliser dans cette action de prévention.

Les épidémies de grippe saisonnière surviennent chaque année en France au cours de l'automne et de l'hiver. Souvent considérée comme bénigne, la grippe peut pourtant entraîner des complications graves, principalement parmi les groupes à risque (très jeunes enfants, personnes âgées, personnes souffrant de certaines maladies chroniques, immunodéprimées ou femmes enceintes) mais également parmi les personnes ne présentant pas de facteur de risque.

La politique vaccinale en France vise à protéger les personnes pour lesquelles la maladie grippale représente un danger. C'est pourquoi les recommandations concernent tout particulièrement les personnes les plus fragiles mais aussi les professionnels de santé, afin de réduire le risque de transmission de la grippe aux patients.

En France, cinq vaccins grippaux inactivés sont commercialisés dans le cadre de cette campagne (Agrippal, Influvac, Fluarix, Immugrip et Vaxigrip). Ces vaccins trivalents inactivés peuvent être utilisés dès l'âge de six mois. Ils sont également recommandés chez la femme enceinte, quel que soit le stade de la grossesse.

Plus de cinquante années d'utilisation dans le monde de ces vaccins trivalents en confirment la sécurité d'emploi. Les effets indésirables les plus fréquents sont bénins et transitoires comme des réactions au site d'injection (douleurs et rougeurs), ou des réactions générales telles que des douleurs musculaires, un malaise, des céphalées ou une fièvre modérée.

La survenue de réactions allergiques graves demeure quant à elle extrêmement rare (moins d'un cas par million de doses vaccinales).

Si une association entre la vaccination antigrippale et la survenue d'un syndrome de Guillain-Barré, affection auto-immune neurologique, a été évoquée en 1976 aux Etats-Unis lors d'une campagne de vaccination de 45 millions de personnes contre la grippe porcine, une revue de la littérature montre que ce risque est rare. Il ne concerne en effet qu'un cas de plus par million de personnes vaccinées par rapport à la fréquence attendue dans la population adulte. En revanche, la grippe elle-même est un facteur de risque possible du syndrome de Guillain-Barré, avec une incidence de l'ordre de 4 à 7 cas pour 100 000 personnes grippées.

Il est important de préciser également que les vaccins, comme tous les médicaments, font l'objet d'une surveillance régulière de la sécurité tant au niveau national qu'au niveau européen.

L'ANSM rappelle que la vaccination reste le moyen le plus efficace pour prévenir la maladie et protéger les populations les plus vulnérables.

Source : Agence nationale du médicament et des produits de santé.