Nouveaux cas de poliomyélite au Ghana Médecine des voyages

Publié le 13 jan. 2020 à 17h17

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Ghana, la Direction de la santé publique a notifié que 3 cas de poliomyélite dont 2 décès dans les régions Bono, Bono Est et Ahafo. 

  • Le 1er cas rapporté, dans la région de Bono, était une fille âgée de 24 mois de Asiri à Goka, un sous-district dans le district du Nord Jaman
  • Le 2ème cas était une fille âgée de 33 mois résidente à Sissala dans le district de Techiman dans la région de Bono Est.
  • Le 3e cas était un garçon âgé de 37 mois de Kwasuso dans le district d'Asutifi de Ahafo. 

Selon la Direction de la santé les cas ont été détectés en octobre et novembre 2019 et le dernier en janvier 2020. La 3ème victime est dans un état critique et paralysé.

Selon la plus récente mise à jour de l'IMEP (Initiative pour l'éradication de la poliomyélite, au cours de 2019, le Ghana a signalé 11 cas de poliomyélite associés au virus dérive de la souche vaccinale PVDV2c.

Règlement sanitaire international

Le Ghana est classé par le Règlement sanitaire international (RSI) comme un État infecté par le PVDV2c, avec un risque potentiel de propagation internationale.

Il fait donc l'objet de recommandations provisoires à compter de septembre 2019.

Évaluation des risques par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)

L'OMS estime que le risque de propagation internationale et/ou d'émergence du PVDV2c en Afrique de l'Ouest, en Afrique centrale et dans la Corne de l'Afrique est élevé.

Conseils de l'OMS

L'OMS recommande un renforcement de la surveillance des cas de paralysie flasque aiguë (PFA) afin de détecter rapidement toute nouvelle importation de virus et de faciliter une réponse rapide, en particulier dans les pays qui accueillent des voyageurs se rendant dans des pays où circule des poliovirus. 

Le maintien d'une couverture vaccinale uniformément élevée au niveau des districts est nécessaire pour minimiser les conséquences de toute nouvelle introduction de virus.

L'OMS recommande que tous les voyageurs se rendant dans les zones affectées par la poliomyélite soient bien vaccinés contre la maladie.

Les résidents (et les visiteurs de plus de 4 semaines) des zones infectées devraient recevoir une dose supplémentaire de vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) ou de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI), de telle sorte qu'au moment du retour l'administration de ce rappel date de plus de 4 semaines et de moins de 12 mois.

Source : Promed.