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Augmentation du nombre de cas de méningococcémie en Irlande Médecine des voyages

Publié le 19 fév. 2019 à 09h58

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Irlande, le Health Protection Surveillance Centre conseille au public de rester vigilant vis à vis de la méningite a méningocoque.

Vingt cas de méningite à Neisseria meningitidis ont été notifiés entre le 24 décembre 2018 et le 22 janvier 2019, contre 19 cas à la même période l'an dernier. Parmi les 20 cas, dont 3 décès, différents groupes d'âge ont été touchés, différentes souches ont été signalées (B, C, W, Y), différentes régions du pays ont notifié les cas et aucun lien n'a été trouvé entre les cas.

Il n'y a pas réellement d'épidémie mais on sait que la méningococcie a une incidence accrue en hiver et au début du printemps. 

En Irlande, au cours des dernières années, il a été observé une baisse globale du sérogroupe B (à l'exception de 2018 où une augmentation a été constatée), ainsi qu'une augmentation des sérogroupes C, W et Y. Une augmentation du complexe clonal 11 du sérogroupe W a également été observée.

Cette évolution des tendances de l'incidence de l'infection a été signalée dans d'autres pays européens au cours des dernières années.

Rappels sur la méningite a méningocoque  : 

La méningite à méningocoque est due à la bactérie Neisseria meningitidis qui se transmet par contacts interhumains directs et par la projection d'aérosols et de gouttelettes d'origine nasale ou pharyngée par des sujets malades ou porteurs asymptomatiques. L'homme est le seul réservoir.

Elle a un début brutal avec céphalée intense, fièvre, nausées, vomissements, photophobie et raideur de la nuque ainsi que divers signes neurologiques. Les personnes développant ces symptômes doivent consulter un médecin en urgence pour la confirmation du diagnostic et la mise en route en urgence d'un traitement antibiotique.

Des campagnes de vaccination sont en cours dans les régions affectées. 

Pour le voyageur se rendant dans la zone en cas d'épidémie due au méningocoque de sérogroupe A, C, W ou Y la vaccination est recommandée. Il existe deux vaccins :

  • à partir de l'âge de 6 semaines le vaccin méningococcique conjugué A, C, Y, W Nimenrix® 
  • à partir de l'âge de 2 ans avec le vaccin méningococcique conjugué A, C, Y, W Menveo®.

Source : Health Protection Surveillance Centre.


Maladies : Méningocoque A Méningocoque C Méningocoque W Méningocoque Y Méningocoques Méningocoques A-C Méningocoques ACWY

Vaccins : BEXSERO MENINGITEC MENJUGATE 10 µg MENJUGATEKIT 10 µg MENVEO NEISVAC NIMENRIX VACCIN MENINGOCOCCIQUE A+C

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