L'épidémie de grippe s'accélère

Publié le 4 fév. 2015 à 19h07

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

L'Institut de veille sanitaire vient de rapporter une accélération de l'épidémie de grippe : tous les indicateurs ont continué d’augmenter la semaine dernière sur l’ensemble de la métropole. Ainsi, le taux d'incidence hebdomadaire des consultations pour syndrome grippal a atteint 750 pour 100 000 personnes, au lieu de moins de 500 pour 100 000 la semaine précédente.

Cependant, les chiffres rapportés ne montrent pas d’éléments de gravité particuliers. La proportion de personnes hospitalisées après passage aux urgences ou le nombre de cas graves de grippe admis en réanimation sont dans les valeurs généralement observées.

La majorité des virus grippaux qui circulent en France et en Europe appartiennent au sous-type A(H3N2). Celui-ci est connu pour sa capacité à provoquer des complications chez les personnes à risque.

Selon l'Institut de veille sanitaire, la couverture vaccinale des populations à risque est insuffisante et l'efficacité du vaccin est limitée cette année. En effet, si les virus B et A(H1N1) circulants sont identiques à la souche vaccinale, ce n’est pas le cas pour tous les virus A(H3N2), qui ont évolué et sont devenus différents de la souche vaccinale. Le vaccin reste cependant le meilleur outil de prévention.

La mortalité est globalement supérieure aux valeurs attendues, surtout chez les personnes âgées de 85 ans et plus, mais la part attribuable à la grippe dans ces décès n’est pas connue.

Source : Institut de veille sanitaire.