Les sages-femmes peuvent désormais réaliser plus de vaccinations

Publié le 16 jan. 2011 à 12h40

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

Un nouvel arrêté daté du 10 janvier 2011 modifie l'arrêté du 22 mars 2005 fixant la liste des vaccinations que les sages-femmes sont autorisées à pratiquer.

L'arrêté du 22 mars 2005 autorise les sages-femmes à pratiquer chez les femmes les vaccinations contre la rubéole, le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite, la coqueluche, l'hépatite B et la grippe, et chez les nouveau-nés les vaccinations contre la tuberculose (BCG), l'hépatite B (en association avec des immunoglobulines spécifiques anti-HBs chez le nouveau-né de mère porteuse de l'antigène HBs).

Le nouvel arrêté de janvier 2011 autorise en plus les sages-femmes à vacciner les femmes contre la rougeole, les oreillons, les papillomavirus humains et le méningocoque C.

La rougeole est actuellement épidémique en France. La vaccination utilise le vaccin trivalent RRO (rougeole, oreillons, rubéole), alors que les sages-femmes ne pouvaient jusqu'à présent proposer à leurs patientes que le vaccin rubéolique monovalent.

Cette modification législative pourrait donc contribuer à améliorer les couvertures vaccinales contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, mais aussi contre les papillomavirus humains chez les jeunes filles et contre le méningocoque C, pour lequel la vaccination est recommandée en rattrapage jusqu'à l'âge de 24 ans révolus.

Source : code de la santé publique.