Couverture vaccinale des soignants : peut mieux faire

Publié le 30 juin 2011 à 22h39

Biographie

- Qualité : Docteur en médecine, biologiste médical (DES biologie 1992).
- Activité principale : biologiste médical, médecin de centre international de vaccinations
- Spécialités médicales : microbiologie, virologie, vaccinologie.

Liens d'intérêt

- Membre de commissions et comités :
Commission des maladies infectieuses et des maladies émergentes (Haut Conseil de la santé publique, 2017- en cours)
Comité technique de vaccinations (Haut Conseil de la santé publique, 2007-2017)
Groupe vaccins (ANSM, 2016-en cours)
- Liens avec l'industrie :
DPI consultable sur le site HCSP : https://www.hcsp.fr/explore.cgi/Personne?clef=2329 Rémunérations directes par l’industrie : non.
A titre familial : aucun lien.

Les autorités de santé recommandent un calendrier vaccinal spécifique pour les professionnels de santé et actualisé chaque année. Le but de ces vaccinations est de prévenir, dans le cadre de l'exercice des professionnels de santé, le risque de transmission d'infections par les patients aux soignants ou des soignants aux patients.

Afin d'évaluer la couverture vaccinale des soignants contre les maladies faisant l'objet d'une vaccination obligatoire (hépatite B, diphtérie-tétanos-poliomyélite et tuberculose par le vaccin BCG) ou recommandée (coqueluche, rougeole, varicelle et grippe), une enquête a été réalisée par sondage auprès de 452 professionnels de santé en France en 2009, à partir d'entretiens avec les professionnels de santé et par exploitation des données communiquées par la médecine du travail.

Concernant les vaccinations obligatoires, la couverture vaccinale des professionnels de santé est satisfaisante : 89 % contre l'hépatite B, 95 % contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la tuberculose. Pour les vaccinations recommandées, le pourcentage de professionnels de santé à jour de leurs vaccinations est perfectible : 12 % contre la coqueluche, 25 % contre la grippe, 30 % contre la varicelle et 50 % contre la rougeole.

En conclusion, les auteurs soulignent que les professionnels de santé ont encore des efforts à faire pour mettre à jour leurs vaccinations.

Source : Journées nationales d'infectiologie, juin 2011.